Les Plumes du Maharaja

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Ce monde était sublime. Il ne manquait qu’une femme pour que ce fût le Paradis.

Fort à propos, Kaki pointa le bout de son nez.

Debout face à la Terre et au Ciel, elle aspira une grande goulée d’air, emplit ses poumons de vent et contempla les créations : bêtes à plumes, plantes à feuilles, insectes à soie, torrents de perles.

Kaki s’habilla de couleurs chatoyantes, s’enveloppa d’étoffes précieuses, sentit sur sa peau la caresse de la soie. Elle se roula dedans, virevolta les pieds sur Terre et le nez au Ciel. Entourée d’oiseaux, elle jouait avec le Paradis : perles des coquillages, pépites d’or, cailloux aux mille feux. Elle se sentait tel un roi du Pays des Hommes, tel un Maharaja.

Le corps de Kaki exultait.

Elle se para de brassées de plumes, en détacha un bouquet qu’elle posa sur un doigt comme un panache de duvet blanc.

Kaki posa un regard tendre sur les plumes : le Paradis les avait fabriquées avec tellement d’art et pensées avec tellement d’amour, qu’elle souhaita les offrir au regard des autres.

Quels autres ?

Kaki décida d’appeler le Pays des Hommes. Elle assembla avec intelligence quelques circuits de terres rares, décrocha son téléphone et prit rendez-vous.

Du bout des doigts, Kaki sent maintenant les plumes qu’elle a glissées entre deux épaisseurs de soie. Elle sait que la Terre est d’un bleu qui brille dans le vaste écrin noir de l’univers. Alors, pour honorer cet engagement, elle choisit de s’orner d’une toute petite Terre, une délicate pierre bleue de Paraïba, qui porte en elle une parcelle du Paradis : un caillou d’azur qui reflète le visage de Kaki.

Nez en l’air et pierres au doigt, Kaki se sent prête pour son rendez-vous.

Les Plumes du Maharaja

Ce monde était sublime. Il ne manquait qu’une femme pour que ce fût le Paradis.

Fort à propos, Kaki pointa le bout de son nez.

Debout face à la Terre et au Ciel, elle aspira une grande goulée d’air, emplit ses poumons de vent et contempla les créations : bêtes à plumes, plantes à feuilles, insectes à soie, torrents de perles.

Kaki s’habilla de couleurs chatoyantes, s’enveloppa d’étoffes précieuses, sentit sur sa peau la caresse de la soie. Elle se roula dedans, virevolta les pieds sur Terre et le nez au Ciel. Entourée d’oiseaux, elle jouait avec le Paradis : perles des coquillages, pépites d’or, cailloux aux mille feux. Elle se sentait tel un roi du Pays des Hommes, tel un Maharaja.

Le corps de Kaki exultait.

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Elle se para de brassées de plumes, en détacha un bouquet qu’elle posa sur un doigt comme un panache de duvet blanc.

Kaki posa un regard tendre sur les plumes : le Paradis les avait fabriquées avec tellement d’art et pensées avec tellement d’amour, qu’elle souhaita les offrir au regard des autres.

Quels autres ?

Kaki décida d’appeler le Pays des Hommes. Elle assembla avec intelligence quelques circuits de terres rares, décrocha son téléphone et prit rendez-vous.

Du bout des doigts, Kaki sent maintenant les plumes qu’elle a glissées entre deux épaisseurs de soie. Elle sait que la Terre est d’un bleu qui brille dans le vaste écrin noir de l’univers. Alors, pour honorer cet engagement, elle choisit de s’orner d’une toute petite Terre, une délicate pierre bleue de Paraïba, qui porte en elle une parcelle du Paradis : un caillou d’azur qui reflète le visage de Kaki.

Nez en l’air et pierres au doigt, Kaki se sent prête pour son rendez-vous.

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