La Collerette

Le jour se levait à peine sur la Terre. Kaki et le papillon virevoltaient dans un ciel encore tout frémissant, qui déployait pour eux sa pâle immensité. De leurs ailes fragiles, ils refaisaient le monde en remontant le temps, accompagnant les lueurs du jour de leurs tournoiements. D’envolée en envolée, ils gagnèrent le début de la nuit et les prémices d’un autre siècle. Le papillon alors interrompit sa course et sans mot dire descendit se poser sur la Terre. Kaki sentit qu’elle devait le suivre et se fiant à son cher guide de clarté, elle rejoignit la Terre qui dormait.

Il faisait noir.

Levant les yeux, Kaki aperçut de la lumière ; devant elle s’ouvrait, semblable à un éventail, un majestueux escalier de pierre bordé de buis taillés. Où avait-elle donc posé le pied ?

catherine-daymard

De la musique parvint à ses oreilles : cela n’avait rien de commun avec ce qu’elle avait pu entendre jusque-là. Le papillon effleura son épaule : il l’invita à gravir les marches.

Ce fut alors un véritable éblouissement. On eût dit que les êtres les plus beaux de ce monde avaient été rassemblés ici. Vêtus de somptueuses étoffes aux couleurs chatoyantes, ils dansaient ensemble, dans cette salle immense, tout illuminée d’imposants lustres finement ouvragés, que le léger souffle de la valse faisait doucement voler.

Kaki, vêtue de sa longue robe de plumes, s’approcha timidement. Elle se tourna vers l’un des innombrables miroirs de la salle et croisa son reflet. Le papillon, blancheur scintillante, se posa sur son cou gracieux. « Laissez-moi vous parer de la seule chose qui vous manque pour être la princesse de ce bal » lui dit-il tout bas. Et à peine eût-il prononcé ces mots qu’une extraordinaire douceur rose orna le doigt de la jeune fille : dans la lueur des chandelles resplendissait sur sa peau une fine collerette, dont la roseur veloutée, soulevée par mille et un replis, sertie par mille et un éclats, ne faisait que répondre harmonieusement à sa propre délicatesse.

Kaki, enchantée, sentit ses plumes frissonner d’émotion. Elle se retourna : tous les regards étaient posés sur elle.

De la musique parvint à ses oreilles : cela n’avait rien de commun avec ce qu’elle avait pu entendre jusque-là. Le papillon effleura son épaule : il l’invita à gravir les marches.

Ce fut alors un véritable éblouissement. On eût dit que les êtres les plus beaux de ce monde avaient été rassemblés ici. Vêtus de somptueuses étoffes aux couleurs chatoyantes, ils dansaient ensemble, dans cette salle immense, tout illuminée d’imposants lustres finement ouvragés, que le léger souffle de la valse faisait doucement voler.

catherine-daymard

Kaki, vêtue de sa longue robe de plumes, s’approcha timidement. Elle se tourna vers l’un des innombrables miroirs de la salle et croisa son reflet. Le papillon, blancheur scintillante, se posa sur son cou gracieux. « Laissez-moi vous parer de la seule chose qui vous manque pour être la princesse de ce bal » lui dit-il tout bas. Et à peine eût-il prononcé ces mots qu’une extraordinaire douceur rose orna le doigt de la jeune fille : dans la lueur des chandelles resplendissait sur sa peau une fine collerette, dont la roseur veloutée, soulevée par mille et un replis, sertie par mille et un éclats, ne faisait que répondre harmonieusement à sa propre délicatesse.

Kaki, enchantée, sentit ses plumes frissonner d’émotion. Elle se retourna : tous les regards étaient posés sur elle.

bijoux daymard

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