Les Oiseaux du Paradis

Il était une fois la Terre, meuble, riche, féconde. Conforme à sa nature, elle tournait sur elle-même.

Au-dessus de la Terre flamboyait le Ciel. Chargées d’écarlate, les nuées tourbillonnaient autour des arbres, tantôt frôlaient les plaines, tantôt s’éternisaient sur le spectacle des ruisseaux.

La Terre composait des symphonies de couleurs et de bruissements qui jaillissaient vers le haut, tandis que le Ciel écoutait les ébauches d’en bas s’ébattre et chanter.

contes daymard

La Terre fabriqua des sables, tissa des feuilles et colora les êtres qui couraient. Sous l’œil amusé du Ciel, elle imagina des formes, des yeux, des pattes, des ailes.

En réponse, le Ciel fit pleuvoir des eaux épaisses, déversa des torrents d’allégresse.

De toute sa surface, la Terre sentait les gouttes de pluie, les rafales de vent, le souffle du Ciel.

Tout à leur émerveillement, Terre et Ciel respirèrent ensemble pour la première fois.

Un matin, la Terre modela une plume, qui se laissa porter par un soupir du Ciel et fit éternuer l’écarlate. Et sous le regard du Ciel, la Terre fit sa coquette.

D’une citrouille s’envola du duvet d’or. Des branches d’un chêne s’échappèrent deux rires étouffés.
C’est ainsi que Terre et Ciel se mirent à palpiter à l’unisson.  

Mais cela ne leur suffit pas : ils désiraient s’étreindre.

Terre et Ciel conçurent alors deux oiseaux, qui trouvèrent bon de se poser sur les branches de la Terre et de danser dans les nuées du Ciel.

Les branches battirent en rythme sans discontinuer, les plumes s’entrelacèrent. Les deux oiseaux se bécotèrent tant et si bien qu’ils furent nommés inséparables.

Terre et Ciel avaient inventé quelque chose qui ressemblait au Paradis.

Les Oiseaux du Paradis

Il était une fois la Terre, meuble, riche, féconde. Conforme à sa nature, elle tournait sur elle-même.

Au-dessus de la Terre flamboyait le Ciel. Chargées d’écarlate, les nuées tourbillonnaient autour des arbres, tantôt frôlaient les plaines, tantôt s’éternisaient sur le spectacle des ruisseaux.

La Terre composait des symphonies de couleurs et de bruissements qui jaillissaient vers le haut, tandis que le Ciel écoutait les ébauches d’en bas s’ébattre et chanter.

contes daymard

La Terre fabriqua des sables, tissa des feuilles et colora les êtres qui couraient. Sous l’œil amusé du Ciel, elle imagina des formes, des yeux, des pattes, des ailes.

En réponse, le Ciel fit pleuvoir des eaux épaisses, déversa des torrents d’allégresse.

De toute sa surface, la Terre sentait les gouttes de pluie, les rafales de vent, le souffle du Ciel.

Tout à leur émerveillement, Terre et Ciel respirèrent ensemble pour la première fois.

Un matin, la Terre modela une plume, qui se laissa porter par un soupir du Ciel et fit éternuer l’écarlate. Et sous le regard du Ciel, la Terre fit sa coquette.

D’une citrouille s’envola du duvet d’or. Des branches d’un chêne s’échappèrent deux rires étouffés.
C’est ainsi que Terre et Ciel se mirent à palpiter à l’unisson.  

Mais cela ne leur suffit pas : ils désiraient s’étreindre.

Terre et Ciel conçurent alors deux oiseaux, qui trouvèrent bon de se poser sur les branches de la Terre et de danser dans les nuées du Ciel.

Les branches battirent en rythme sans discontinuer, les plumes s’entrelacèrent. Les deux oiseaux se bécotèrent tant et si bien qu’ils furent nommés inséparables.

Terre et Ciel avaient inventé quelque chose qui ressemblait au Paradis.

bijoux daymard

Découvrez les autres contes

bijoux daymard